dimanche 27 décembre 2009

A qui profite la dette ?

Concernant la dette, la récente crise des "subprimes" aux USA a révélé plusieurs choses :
- les entreprises se sont endettées et certaines, au delà même du raisonnable,

- les particuliers sont endettés à de perdre le fruit d'une vie de durs labeurs s'ils n'arrivent plus à honorer les échéances,

- les états sont sur-endettés au point de compromettre les générations futures. Certains d'entre eux qui jadis étaient donnés en exemple, ont frôlé la faillite récemment : Dubaï, Irlande, Suisse, etc.


J'ai la faiblesse de croire que tout cet argent profite à des personnes physiques ou morales; mais alors qui ?
N'allez pas me dire que cet argent est détenu par les seules personnes dont les noms apparaissent périodiquement dans le classement "du Forbes"; sans quoi, je voudrais comprendre comment une poignée d'individus peut-elle s'enrichir sur le dos de tous les états réunis, à qui pourtant elle verse impôts et taxes diverses en retour des protections et services dont elle bénéficie.



YYF

Force restera à la nature

Chaque année, aux mêmes périodes nous assistons impuissants à des phénomènes naturels qui détruisent tout (y compris des vies) sur leur passage :
- des cyclones, typhons et ouragans n'ont de cesse frapper les côtes de la première puissance mondiale,
- les incendies détruisent des milliers d'hectares de végétation comme en Australie récemment,
- l'hiver glacial avec son cortège de désagréments et de morts,
- l'été avec les bassins asséchés et les pénuries d'eaux,
- etc.

Au Japon, on se prépare depuis plusieurs années au tremblement de terre de tous les temps sans être capable se l'empêcher.

Ces spectacles se produisaient déjà il y a des milliers d'années avec les mêmes destructions. Sauf que nous sommes aujourd'hui au 21ème siècle avec tous les moyens scientifiques et technologiques censés nous mettre à l'abri de ces cataclysmes.

Quand on entend les commentateurs dire par exemple qu'on "attend l'arrivée de la pluie ..." ou "une accalmie sur le front ouest du vent ..." afin de venir à bout d'un incendie, je dis en soupirant "vanité humaine, force est à la nature".

Yacou

samedi 6 décembre 2008

Des automobiles à prix coûtant

La crise des "subprime" venue des USA s'est rapidement propagée à toute la planète et s'est muée à un gigantesque risque de catastrophe économique mondiale avec tout son corolaire de crises sociales et autres. Après une tentative de recherche de solutions globales (!!) supra nationales, les vieilles habitudes stéréotypées ont repris le dessus: c'est du chacun pour soi et chaque pays industrialisé y va des siennes. Et pourtant dans ce tintamarre de "mesurettes", des solutions existent. Des solutions conformes aux aspirations du monde actuel au profit d'une majorité de gens; pourvu qu'on voit un peu plus loin que le bout de son nez et qu'on soit moins égoïste; la preuve :

Des constructeurs automobiles et non des moindres sont au bord de la faillite, d'aucuns en quasi cessation de paiement, d'autres contraints d'arrêter les chaînes de fabrication et à mettre une partie de leur personnel en chômage technique. Résultat des courses, les actionnaires n'obtiendront pas les dividendes espérées, les salariés perdent du pouvoir d'achat, les états ont doublement moins de rentrées fiscales (TVA, impôts sur les sociétés) et en prime ils courent des risques de se payer des mouvements sociaux. En d'autres termes, tout le monde est perdant.

Chaque jour, on ne cesse d'entendre parler des projets de développement en direction des pays sous développés notamment d'Afrique; des pays dans lesquels les pays développés vont y "déposer" leurs véhicules d'occasion usagés et, où l'on rencontre des engins roulants hors d'âge que l'on a coutume de comparer à des cercueils roulants et à des engins polluants. Bref le tableau n'est pas non plus rose.

Face à cette situation, pourquoi aucun des grands constructeurs automobiles ne déciderait-il pas de fabriquer et d'exporter en direction de ces pays sous développés pour une durée déterminée (3 ans par exemple) des véhicules à prix coutant?
par rapport au tableau que j'ai dépeint plus haut, il n'y a que des avantages: les actionnaires ne perdraient pas plus que dans la situation actuelle, les chaînes des usines se remettraient à fonctionner et les salariés conserveraient leurs boulots et leurs pouvoirs d'achats, l'état recouvrerait ses taxes à travers les TVA et les impôts sur les personnes, argent qu'il pourrait en retour utiliser pour venir en aide à ceux des constructeurs en quasi faillite. Et cerise sur le gâteau, l'image du constructeur pourrait s'en trouver vachement améliorée.


Que dire de l'impact au niveau des pays importateurs de ces véhicules ?
que le parc automobile va être rapidement renouvelé avec des engins plus sécurisés et moins polluants.
Et ça ne fera pas de mal à l'écologie mondiale et au développement durable.

Et si en plus, ça n'est pas de l'aide au développement, alors cette aide est à reinventer.


YYF

dimanche 24 février 2008

L'alternance d'abord

Quand on entend ça et là que tel pays n'est pas un état démocratique ou que tel autre gouvernement est une dictature, j'ai la nette impression qu'aux yeux de ceux qui soutiennent ces propos, la démocratie est un concept stable à deux (2) états : il y a d'un coté les pays dits démocratiques et les autres taxés de non démocratiques, ignorant ainsi tous les efforts en cours sur le chemin de la démocratie de ces pays.

Pour ma part, je considère qu'il n'y a pas réellement d'états démocratiques, mais qu'il existe des états avancés sur le chemin de la démocratie. Car s'il existait un cahier de charge de la démocratie, aucun pays ne satisfairait à tous les critères; sinon comment expliquer qu'un pays pratiquant la peine de mort au même titre que les dictatures les plus ignobles peut-il être considéré comme démocratique ? un pays où certains individus selon des critères subjectifs et discriminatoires ont plus de droits que d'autres peut-il être considéré comme ayant atteint la démocratie ?

La démocratie demeure à mes yeux une marche, une longue conquête. C'est en cela que la démocratisation en cours dans le monde, particulièrement dans les pays Africains doit aller en suivant un certain nombre d'étapes. Il faut arrêter de considérer les critères actuels de la démocratie comme les ingrédients d'une recette de cuisine sans mode d'emploi.

Assurons-nous d'abord et avant tout que les jeunes états (Africains notamment) en voie de démocratisation, pratique l'alternance au pouvoir; et le critère fondamental de limitation du nombre de mandant est ancré dans la constitution; pas plus de deux (2) mandats par exemple. Et toute l'aide des organisations internationales et des pays avancés en démocratie devrait être assujettie à ce critère, et je vais même plus loin, l'imposer et en faire la condition sine qua none.

Que vaudraient toutes les belles proses sur les démocraties occidentales, américaines et autres s'il n'y avait pas simplement d'ALTERNANCE ?


YYF

samedi 26 janvier 2008

Plaider la démence ! et après qui paie ?

Le principe fondamental de la conception actuelle de la justice est que celui qui est reconnu coupable d'une faute doit la réparer : réparation d'abord envers la victime, puis envers la société.

La situation devient moins équitable quand la victime y a perdu la vie; donc aucune sorte de réparation ne peut lui profiter dans tous les cas, sauf si un jour la science parvient à ressusciter les morts. D'ici là, la communauté des hommes "civilisés" s'accorde pour le moment à ce que "justice lui soit rendu" par la condamnation du coupable à une peine de durée pouvant aller jusqu'à la perpétuité. C'est une sorte de "gentlemen agreement" de la communauté. Au final, l'énergumène est mis au "gnouf" et la société en a pour ses frais pour avoir mis hors d'état de nuire un criminel. Quid de la victime ? il est mort "cadeau" comme on le dit souvent.

Même avec ça, il arrive malheureusement assez souvent des cas (pédophilie, viol et meurtre, etc..) où le coupable après son ignoble forfaiture, plaide la démence devant la justice. Dans ces cas là, comme on le constate partout ailleurs, le coupable est internée dans un asile psychiatrique au frais de la communauté. La justice n'est tout simplement pas rendue à qui que ce soit. Et le plus grave, c'est que toute la société acquiesce et se tait. C'est inacceptable et injuste.

Qu'on se comprenne bien, je ne dis pas qu'il faut mettre les malades mentaux en prison. Je m'insurge du fait qu'avec l'évolution des sociétés actuelles, où les parents sont de plus en plus appelés à assumer les responsabilités des actes de leurs progénitures mineurs, l'état, le super État de droit à qui nous devons soumission en échange d'un peu de protection, n'assume pas pleinement sa responsabilité.
A bien y réfléchir, si nous vivions dans un monde presque parfait, ces individus souffrant de ces pathologies, devraient être pris en charge par l'État avant qu'ils ne commettent l'irréparable; ne serait-ce que pour assurer sa mission régalienne de sécurité. Le monde est loin d'être parfait certes; cependant, la justice doit être rendue en toute circonstance : à défaut d'un coupable ayant toutes ses facultés de discernement, un responsable doit être désigné et doit payer : l'État, car il aura failli.


Yacou Fatoh

vendredi 21 décembre 2007

Internet mobile en Afrique

Jusqu'à présent, je ne me suis que peu inquiété du développement rapide de l'Internet dans les pays occidentaux par rapport aux pays Africains. Je m'étais même convaincu que c'était le seul domaine où les Africains et les autres competissaient à peu près à arme égale.

En matière d'industrie informatique, le facteur prépondérant demeure la matière grise d'abord, plus que tout autre ressource lourde en investissement. L'exemple de l'Inde étaye à suffisance ce propos. Ce pays, après avoir fourni de la matière grise au monde entier pour résoudre le fameux "bug" informatique de l'an 2000, possède aujourd'hui des entreprises aux expertises mondialement reconnues qui viennent disputer les marchés à leurs homologues américains et européens aux USA et en Europe.

Mieux, avec la montée en puissance de l'informatique libre ou opensource, je me suis pris à rêver d'un décollage imminent de l'industrie informatique africaine. Je vais devoir vite déchanter.
En effet, si jusqu'à une époque récente (disons autour de 2004), rien de notable sur le plan des ressources et des structures ne pouvait empêcher ce décollage, aujourd'hui un obstacle de nature structurelle va finir par "doucher" cet espoir : Le virage mobile de l'Internet avec la panoplie d'outils de géolocalisation et des services autour.
En la matière, l'Afrique, notamment sud saharienne est à des années lumières de là. En effet, de Dakar à Kinshasa, en passant par Bamako, Abidjan, Lomé, Kribi, comment fait-on pour indiquer un lieu à quelqu'un ? " Tu vas tout droit, tu comptes 1, 2, au 3ème carrefour tu vas à droite; 100 m plus loin tu verras un palmier à ta gauche, à cet endroit il y a un vendeur de journaux, etc.....". Essayer de formaliser ça dans les meilleurs logiciels fussent-ils même d'intelligence artificielle, vous perdrez votre temps.

L'absence de dénomination et de numérotation des rues et habitats en Afrique rend tout simplement impossible cette activité informatique qui pourtant est un formidable vivier d'emplois. Et l'emploi, ce n'est pas le moindre aujourd'hui sur ce continent dont la population est très jeune et a soif de travailler: Emplois pour la distribution des courriers à domicile par la poste, emplois pour l'informatique géographique et enfin emplois pour l'internet sur téléphone mobile offrant des services de géolocalisation.

Que faut-il d'autre aux dirigeants africains pour se réveiller et prendre à bras le corps ce problème d'identification des rues et des habitations des villes et villages Africains ?

YYF

vendredi 30 novembre 2007

A quand les médicaments bio ?

D'aucuns diront que Yacou "la ramène"; peut être, mais je ne peux m'empêcher de mettre cette couche. Bio par-ci, écolo par là et HQE par ailleurs. On n'entend plus que ça. Le monde vient de se rendre compte subitement que l'homme a transformé la planète en un immense dépotoir dans lequel, il est en train de s'asphyxier. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il était temps.

Alors pour ne pas faire dans la demie mesure, tout ce qui touche à l'homme (le pollueur !) existe en version estampillée "bio - écolo". Quand vous allez faire vos courses, vous n'avez que l'embarras du choix entre les aliments bio.
Pour se déplacer, les voitures écolo sont à notre portée ou les transports en commun non polluants. La ville de Paris s'y est mise avec les VELIB. Habitat ? on retorque HQE. Des sachets pour transporter nos courses ? chercher du bio dégradable; ainsi de suite, du produit de vaisselle à l'usine en passant par tout ce que nous consommons, le respect de l'environnement est de rigueur, sauf !!!!!
Sauf quand il s'agit de produits pharmaceutiques; eh oui des médicaments que nous transportons partout et consommons tout le temps. Dieu seul sait le nombre de médicaments qui est retiré de la commercialisation chaque année. Curieux tout de même que l'élément qui, après les aliments contribue à notre santé ne soit pas touché par cette prise de conscience écolo. La pharmacie est-elle un domaine à part ? peut-on soutenir que les médicaments sont moins nuisibles à notre santé que les aliments que nous consommons? ces médicaments qui pour certaines catégories sont par essence des poisons à faible dose. Pourquoi les recettes "de grand-mère" ne font-elles pas un retour en force ? Où est donc la pharmacopée africaine à base de plantes ?

Messieurs des laboratoires pharmaceutiques qu'attendez-vous pour prendre votre part au combat ? Ne soyez pas la brebis galeuse de cette "aseptisation" de notre planète, sauf si !!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Yacou FATOH